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De la même manière, O'brien qui avec son adoration du parti et sa manière froide et manipulatrice de "réédiquer" Winston ne parait encore plus inquiétant, peut être même encore plus dément une fois mis à l'écran.
 
De la même manière, O'brien qui avec son adoration du parti et sa manière froide et manipulatrice de "réédiquer" Winston ne parait encore plus inquiétant, peut être même encore plus dément une fois mis à l'écran.
   
Mais d'un autre côté, dans certaines scènes, l'abscence des pensés internes de Winston ou du point de vue omniscient nous fait rater certaines précisions apréciés dans le livre. Comme avec la conversation de Syme et Winston sur le Novlangue dans la cantine du Ministère de l'Information où nous pouvons apprécier les pensés de Winston sur Syme, un homme "trop intelligent pour son propre bien".
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Mais d'un autre côté, dans certaines scènes, l'abscence des pensés internes de Winston ou du point de vue omniscient nous fait rater certaines précisions apréciés dans le livre. Comme avec la conversation de Syme et Winston.
   
 
== ''Brazil'' de Terry Gilliam ==
=== Les points communs et les différences avec ''<u>1984</u> ''le roman et ''<u>1984</u>'' le film. ===
 
Ce film est fait d'après le célèbre roman '''''1984 '''''de Georges Orwell. Michael Radford reprend ce roman et le met en scénario dans un film durant environ 1 heure et 45 minutes. Tout comme le roman, le film décrit de manière trés visionnaire notre société et toutes ses dérives. À travers la figure iconique inquiétante de Big Brother, devenu le symbole de l'oppression, le film et le roman dénoncent la tyrannie des régimes totalitaires, la société de surveillance mais aussi la réduction des libertés.
 
   
Lors de la lecture du livre et de la vision du film, nous constatons que certains points divergent et de ce fait, ceux-ci entraînent des différences mais également des points communs.
 
 
Le principal objectif de Michael Radford était de pouvoir suivre au plus près le roman au point de tourner sur les lieux exacts décrits par Georges Orwell en 1949. De ce fait, tout le long du film, le spectateur suit les « voyages » de Winston Smith sur son lieu de travail ainsi que dans tous les quartiers de Londre décrits par Orwell dans son roman. Cette fidélité que le réalisateur a voulu garder, se retrouve aussi au niveau du script qui privilégie ainsi les moments intimes, les conflits intérieurs et les longs passages dialogués du roman.
 
 
Malgré cette pertinence, celle-ci n'est pas nécessaire au cinéma et Michael Radford montre une œuvre théorique à la froideur robotique mais également dénuée de la puissance et notamment sur le plan narratif. L'un des points négatifs que l'on retrouve dans ce film, est que le spectateur n'arrive pas réellement à accrocher à l'histoire d'amour qui naît entre
 
Winston et Julia et ceci malgré un aspect plus « charnel »dans cette version de 1984. De plus, Michael Radford insiste sur la description du système totalitaire où la volonté individuelle est intégralement diluée dans un groupe.
 
 
Ainsi, on reconnaît les différents mécanismes qui sont mis en œuvres et qui font référence aux dictatures du XX°ème siècle telles que le stalinisme ou même encore le nazisme.
 
 
Le cinéaste décrit avec précision l'endoctrinement de masse que subit la population, les grandes messes (deux minutes de la haine...ect) en l'honneur du Parti, ainsi que la stratégie de la guerre permanente, qui est mise en place, permettant de conserver une emprise totale sur un peuple docile grâce à tous ces procédés. Radford insiste également sur la notion de censure et sur le travestissement (ex: soldat d'Ogilvy) de l'histoire (ex: travail de Winston) par un effacement de la mémoire collective et individuelle systématiquement. Autant d'éléments qui respectent « parfaitement » la pensée prophétique de Georges Orwell, au risque de faire du film un engagement total contre toute forme de totalitarisme alors que le livre cherche plus à appeler à l'humanité du lecteur.
 
 
Pour finir, '''''1984 '''''n'a pas obtenu l'écho souhaité par les producteurs et semble oublié
 
de nos jours. Mais cette version confirme que le roman de Georges Orwell, reste encore à ce jour rétif à l'adaptation et ceci malgré
 
la fascination que cette histoire provoque à la lecture.
 
 
== ''Brazil'' de Terry Gilliam ==
 
 
Brazil, de Terry Gillian est un film de 142 minutes sortit en 1985.
 
Brazil, de Terry Gillian est un film de 142 minutes sortit en 1985.
   
L'histoire se place dans la société d'un État totalitaire utilisant l'administration pour satisfaire leur besoin constant de savoir tout, le temps.
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L'histoire se place dans une sociéte avec un État totalitaire utilisant l'administration pour satisfaire leur besoin constant de savoir tout, le temps.
   
 
Dans cette société nous suivons Sam Lowry un employé de bas niveau dans le ministère gérant l'information.
 
Dans cette société nous suivons Sam Lowry un employé de bas niveau dans le ministère gérant l'information.
   
Oppressé, il tente de s'échapper de cette vie dominée par une administration à outrance en recherchant dans la réalité une femme emprisonnée dans une tour qu'il voit constament dans ses rêve et qu'il sauve en volant avec des ailes (de la même manière qu'Icare).
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Oppressé, il tente de s'échapper de cette vie dominée par une administration à outrance en recherchant dans la réalité une femme emprisonnée dans une tour qu'il voit constament dans ses rêve et qu'il sauve en volant avec des ailes de la même manière qu'Icare.
 
Dans ce film, nous retrouvons un monde du futur dominé par un État trop oppressant. Des hommes déshumanisé, une société surveillée, le manque d'attachement à l'autre, nous retrouvons la torture, la manipulation et la déshumanisation. Nous retrouvons une dystopie.
 
 
Or ici la critique n'est est pas aussi directe que dans 1984, dans ce film, le spectateur voit les éléments qui en font une dytopie et constate de lui même.
 
 
Par ailleurs le film présente certaines scènes comiques, voire drôles alors que le rire est difficile lors de 1984. Nous pensons à la scène où la mère de Sam va se faire "tirer la peau" pour avoir l'air plus jeune.
 
   
 
== Les points communs et les différences avec ''<u>1984</u> ''le roman et ''<u>1984</u>'' le film. ==
=== La déshumanisation ===
 
   
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D'après le célèbre roman '''''1984'''''
Ce processus vise à réduire l'Homme à une chose et don plus à une personne par le biais de plusieurs moyens.
 
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de Georges Orwell, Michael Radford reprend ce roman et le met en
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scénario dans un film durant environ 1 heure et 45 minutes. Tout
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comme le roman, le film décrit de manière visionnaire notre société
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et toutes ses dérives. C'est à travers la figure inquiétante de
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Big Brother, devenu le symbole de l'oppression, que le film et le
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roman dénoncent la tyrannie des grands systèmes politiques qui ont
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marqué l'Histoire contemporaine, comme les régimes totalitaires,
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la société de surveillance mais également la réduction des
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libertés.
   
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Lors de la lecture du livre et de la
==== Déshumanisation par les chiffres et les lettres (administration) ====
 
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vision du film, nous constatons que certains points divergent et de
Par exemple dans Brazil l'on peut constater la réduction des individus a de simples chiffres, quand Sam Lowry est promu puis obtient son propre bureau, son nom n'est pas marqué sur la porte, à la place il y a un nombre. La présence de ces numéros est constante; dans les adresses qui ne sont que des suites interminables de chiffres, dans les noms des procédures ect...
 
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ce fait, ceux-ci entraînent des différences mais également des
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points communs.
   
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Le principal objectif de Michael
D'un autre côté l'Homme, dans Brazil, doit suivre les procédures et quand il y a la moindre erreur la punition tombe, c'est la mort en général. L'exemple même dans le film est Archibald BUTTLE qui est tué pour une soit disante erreur de procédure de plomberie (en effet une mouche c'est coincé dans l'aeration). Alors que le comble est que ce n'est même pas le coupable !! C'est TUTTLE le coupable, mais comme il y une faute de frappe, Buffle est arrêté et tué durant l'interrogatoire. Mais le document est absolu, il a toujours raison, le reste comme la suspicion humaine ne compte pas. La situation est à la fois absurde et exagérée tout se résume aux procédures et seulement les procédures.
 
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Radford était de pouvoir suivre au plus près le roman au point de
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tourner sur les lieux exacts décrits par Georges Orwell en 1949. De
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ce fait, tout le long du film, le spectateur suit les « voyages »
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de Winston Smith sur son lieu de travail ainsi que dans tous les
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quartiers industriels décrits par Orwell dans sa dystopie. Cette
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fidélité que le réalisateur a voulu garder, se retrouve aussi au
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niveau du script qui privilégie ainsi les moments intimes, les
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conflits intérieurs et les longs passages dialogués du roman.
   
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Malgré cette pertinence, celle-ci
==== Déshumanisation en banalisant la vie ====
 
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n'est pas nécessaire au cinéma et Michael Radford montre une œuvre
<br>L'exemple le plus parlant est celui du médecin de la mère de Sam (celle qui cherche à se faire tirer la peau pour avoir l'air jeune) ce dernier qui à tellement d'enfant qu'il ne se souvient, ni de leurs noms ni de combien ils sont.
 
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théorique à la froideur robotique mais également dénuée de la
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puissance et notamment sur le plan narratif. L'un des points négatifs
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que l'on retrouve dans ce film, est que le spectateur n'arrive pas
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réellement à accrocher à l'histoire d'amour qui naît entre
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Winston et Julia et ceci malgré un aspect plus « charnel »
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dans cette version de 1984. De plus, Michael Radford insiste sur la
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description du système totalitaire où la volonté individuelle est
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intégralement diluée dans un groupe.
   
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Ainsi, on reconnaît les différents
Ici contrairement à 1984 les relations entre individus ne sont pas prohibées, elle contribuent même à la "robotisation" de la population. La vie perd de sa valeur et l'Humain perd de son humanité.
 
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mécanismes qui sont mis en œuvres et qui font référence aux
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dictatures du XX°ème siècle telles que le stalinisme ou même
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encore le nazisme. Le cinéaste décrit avec précision
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l'endoctrinement des masses, les grandes messes du régime ainsi que
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la stratégie de la guerre permanente, qui est mise en place,
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permettant de conserver une emprise totale sur un peuple tenu aux
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ordres. De même, celui-ci insiste sur la notion de censure et sur le
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travestissement de l'histoire par un effacement de la mémoire
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collective et individuelle systématiquement. Autant d'éléments
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théoriques qui respectent « parfaitement » la pensée
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prophétique de Georges Orwell, au risque de faire du film un pesant
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réquisitoire contre toute forme de totalitarisme.
   
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Pour finir, '''''1984'''''
Pour conclure nous dirons que Brazil est un film qui dénonce plus la société en elle même plutôt que les régimes totalitaires ce qui la différencie de 1984 mais s'en rapproche grace au cadre spatio temporel et le thème.
 
 
n'a pas obtenu l'écho souhaité par les producteurs et semble oublié
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de nos jours. Mais cette version confirme que le roman de Georges
 
Orwell, reste encore à ce jour rétif à l'adaptation et ceci malgré
 
la fascination que cette histoire provoque à la lecture.<br>
   
 
Estelle Garineau
 
Estelle Garineau

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